« Genèse de la créativité respectée, j’ai posé mon empreinte grâce à la créativité et l’art »

Au commencement, il y a cette petite fille de 6 ans qui vient de rentrer sur les bancs de l’école et qui ne semble pas très bien comprendre ce qui lui arrive. Un énorme cartable avec du matériel qui pèse plus lourd qu’elle est accroché à son dos. La voilà face à une cohorte de visages inconnus et avec une montagne de questions qui resteront toutes sans réponses.

C’est pourquoi aujourd’hui, cette petite fille maintenant âgée de 32 ans (Coucou, c’est moi Oriane), prend la parole pour répondre à une question restée très longtemps sans réponse.

– « Parce que c’est comme ça ! »

Me voilà propulsée sur les bancs de l’école alors que je n’avais rien demandé !

J’ai bien essayé de comprendre auprès de ma mère, pourquoi je devais aller dans cette énorme école et spécifiquement dans cette classe à l’allure glaciale avec comme seul repère quotidien un instituteur qui sentait très mauvais de la bouche et qui s’acharnait sur moi parce que je ne comprenais pas les chiffres en même temps que les autres élèves, que j’étais souvent dans la lune et que je dessinais un peu partout sur mes cahiers.

– « Parce que c’est comme ça ! »

La seule réponse qui a très vite émergée a été de m’envoyer chez une logopède (orthophoniste pour la France ou logopédiste pour la Suisse). L’incompréhension continuait à se répandre dans ma tête, dans mon corps et dans mon cœur.

– « Parce que c’est comme ça ! »

Il n’y avait pas d’issue possible, l’école, ma famille et la société étaient tous d’accord pour me faire rentrer dans le moule « tu seras scolaire mon enfant ! »

Du haut de mes six années, j’ai commencé à présenter quelques symptômes pour ne plus aller à l’école. Maux de tête et ventre, vomissements, auto-sabotage… Et ceux-ci apparaissaient systématiquement le dimanche soir. Je ne trouvais pas le sommeil si je savais que j’allais à l’école le lendemain.
Ma mère a bien essayé de m’apaiser avec quelques remèdes naturels et autres décoctions à base de plantes mais rien n’y faisait ! L’école me glaçait le sang et mon cœur se durcissait un peu plus.

Cela a duré un an, j’ai fini par changer d’école… mais le traumatisme était là !

Durant toute ma scolarité, rien n’a été mis en place pour trouver un semblant de sens dans toute cette déferlante scolaire. Aucune activité créative ou de recherche n’a été une seule fois proposée, à personne ! Sauf lorsque notre fameux calendrier grégorien nous rappelait de bricoler pour telles ou telles fêtes … L’horreur ! Alors, j’ai continué à dessiner sur mes cahiers et prendre sur moi …

C’est en constatant toute cette incohérence et cette non prise en compte de la spécificité de chaque enfant que j’ai laissé l’idée germer : créer un espace pour petit et grand qui écouterait chaque besoin en côtoyant la liberté avec comme empreinte commune la créativité.

Créer me fait vibrer, calculer beaucoup moins !

Parce que m’offrir ce qui fait sens au quotidien en écoutant mes besoins m’aide à trouver mon équilibre.

Et vous qu’est-ce qui vous fait vibrer depuis l’enfance mais qui n’a peut-être pas été écouté et qui aujourd’hui fait sens ?

Tendrement,

Oriane

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